Vendredi 12 mars 2010


Allô, Luc ? Pourquoi es-tu allé voir un dentiste à Tripoli ? Tu dois te faire soigner une carie ? Tu souffres d’un abcès ? Quoi, tu n’as rien. Alors, pourquoi as-tu suivi Mahmoud El Charbaji, qui exerce ce « beau » métier de dentiste ? Parce qu’il a des choses à dire sur sa ville !

Et qu’est-ce qu’il a bien pu te raconter ? Quoi, il paraît que Tripoli a une mauvaise réputation ? Dans le reste du Liban, on dit que cette ville du nord du pays est un repère pour les fondamentalistes musulmans, que les filles sont voilées… Bref, qu’il ne fait pas bon de s’y promener quand on est un Occidental ni un chrétien libanais d’ailleurs.

C’est faux tout ce que l’on raconte ? Pour Mahmoud, Tripoli est une ville solidaire qui souffre d’une mauvaise réputation, parce que ses habitants sont  à 80 % des musulmans de confession sunnite. Mais le vrai problème, selon notre dentiste, ce n’est pas la religion, mais la pauvreté.

Bon, dis moi Luc, ça tient toujours notre prochain rendez-vous, le 15 mars à Beyrouth ? Oui ! Alors, je te souhaite un bon week-end. En France, dimanche, c’est jour de vote : le premier tour des élections régionales. Et pour ceux qui auraient oublié, retrouvez notre article sur pelerin.info.

Ecoutez la troisième chronique audio de Luc Balbont au Liban : « Mahmoud, un dentiste fervent défenseur de sa ville ».

Estelle Couvercelle

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Mercredi 10 mars 2010


Luc Balbont a mal commencé sa journée. La municipalité de Byblos lui a posé un lapin. Mais ce n’est pas un homme à se démonter. Aujourd’hui, notre reporter a eu du nez… en poussant la porte d’une pâtisserie.

N’allez pas me demander ce qui l’a amené à rencontrer Elvire El Khouri, la patronne du lieu. Cette Libanaise francophone et francophile va-t-elle livrer à Luc ses recettes secrètes de beignets ou de gâteaux orientaux ? Hé bien non ! Notre pâtissière préférera parler de son amour du pays, de l’absence de son fils, parti travailler dans un restaurant en France.

Elle sera également intarissable sur l’art de vivre à la libanaise, malheureusement quelque peu terni par les menaces du Hezbollah.

  • Ecoutez la deuxième chronique de Luc Balbont au Liban : « Elvire El Khouri, une pâtissière francophone et francophile »

Au fait, la liaison téléphonique est meilleure aujourd’hui ! Croisons les doigts pour avoir la même qualité de son pour le prochain rendez-vous le 12 mars, à Tripoli.

Estelle Couvercelle

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Mardi 9 mars 2010


Aujourd’hui, Luc se balade à Batroun en compagnie de Sami El Khabbaz, bientôt 60 ans et retraité malgré lui… Mais, c’est un retraité heureux finalement qu’a rencontré Luc Balbont.

Du petit théâtre romain au port phénicien, notre reporter a suivi ce catholique libanais dans les ruelles de cette petite ville nichée sur les rives de la Méditerranée. Bref, un petit coin de paradis peu connu des circuits touristiques. Une visite savoureuse ponctuée par les souvenirs d’enfance de Sami.

Pour cette première virée sonore, le son laisse à désirer. Ah les communications sur téléphone portable ne valent pas la qualité du fixe ! Allez, on va essayer d’y remédier la prochaine fois. Rendez-vous le 10 mars à Byblos.

Ecoutez la première chronique audio de Luc Balbont au Liban : « Sami, un retraité heureux à Batroun ».

Estelle Couvercelle

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Mardi 2 mars 2010


Luc Balbont, journaliste à Pèlerin, part au Liban quelques semaines pour rejoindre sa femme et sa fille, qui vivent au nord du pays, à Batroun exactement.

Ce spécialiste du monde arabe, auteur de plusieurs ouvrages sur les régions du Maghreb et du Proche-Orient, vous livre une part de lui-même dans un exercice bien connu des lecteurs de Pèlerin, à savoir le « Confessionnal ».

Et ce avant de le retrouver sur le Blog des reporters pour son journal de Liban. Le rendez-vous en ligne est fixé à partir du 9 mars 2010 !

Estelle Couvercelle

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Lundi 1 février 2010


Samuel Lieven, de retour d’Haïti, fait le point sur la situation du pays après le séisme qui l’a dévasté le mardi 12 janvier 2010 :

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Vendredi 22 janvier 2010


Jeudi 21 janvier

6h – Lever après une nuit pleine d’appréhensions : tremblera, tremblera pas ?

10 h – Après deux heures de pied de grue pour savoir si une équipe de Catholic Relief Service, l’équivalent américain du Secours catholique, accepte de nous embarquer pour une distribution de nourriture à l’extérieur de Port-au Prince, nous décidons de retourner comme hier à l’hôpital à ciel ouvert près de la cathédrale.

Toujours les malades silencieux, les cris de ceux qu’on opère, l’odeur des désinfectants. Et, de plus en plus tenace, celle des morts sous les décombres environnants. On amène à la hâte un jeune homme blessé par balle à la tête. Des affrontements entre jeunes ? La police ? Les versions divergent. La civière est posée à même le sol, devant l’entrée. Les équipes s’activent pour l’oxygéner. Un médecin nous fait comprendre qu’il ne s’en sortira pas.

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Jeudi 21 janvier 2010


Port-au-Prince, mercredi 20 janvier

6 heures du matin. Pour mon premier matin à Haïti une semaine après le tremblement de terre, une réplique de 5 à 6 sur l’échelle de Richter me sort du sommeil. Entassés à trois dans la petite chambre que nous partageons avec Jacques Duffaut, « l’envoyé spécial » du Secours catholique, nous dévalons aussitôt les escaliers avec les humanitaires de toutes nationalités qui ont également trouvé refuge dans les locaux de Caritas Haïti. Dans la cour, nous retrouvons ceux qui dormaient sous la tente. Tout le monde a peur, mais comment en parler ?

9 heures. Après deux heures à faire le pied de grue en attendant de suivre en ville une équipe Caritas, des volontaires Mexicains nous emmènent dans le quartier de la cathédrale, l’un des plus touchés. Désolation. Les gens circulent dans les rues à la recherche d’eau, de nourriture, de tout… Pourtant, les conversations s’engagent facilement. Dans l’hôpital à ciel ouvert aménagé près de la cathédrale, les chirurgiens mexicains, cubains et sud-africains soignent à la chaîne et livrent bataille contre la gangrène par 30° à l’ombre. « C’est la guerre », résume l’un d’eux.
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Mercredi 20 janvier 2010


Mardi 19 janvier

6h30 – Réveil à Santo Domingo, capitale de la République Dominicaine où j’ai atterri, la veille, avec le photographe reporter Jean-Michel Delage. Notre seule préoccupation : être à Port-au-Prince (Haïti) avant la nuit. Pas une mince affaire par les temps qui courent.

A l’autre bout – 200 km à peine – de la petite île où Christophe Colomb posa le pied il y a 518 ans, on n’a rien ressenti du séisme qui a dévasté Haïti. D’ailleurs, la frontière est hermétique. Côté est, la République Dominicaine est le royaume du tourisme et de la canne à sucre. On est loin de l’opulence, mais la croissance de l’industrie hôtelière sur la côte tranche avec la pauvreté à l’intérieur du pays. Côté ouest, Haïti la déshéritée, la dévastée que nous devons rallier en bus
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Jeudi 7 janvier 2010


Suite à mon blog sur le Liban ( 23 décembre 2008- 15 janvier 2009) et à mes posts sur le dialogue islamo-chrétien (21 septembre-18 octobre 2009), voici les portraits de deux Palestiniens rencontrés récemment lors d’un reportage à Bethléem, ville palestinienne de Cisjordanie. Un homme et une femme, nés sur cette Terre et dans cette ville qui, en dépit du conflit israélo-arabe qui dure depuis 1948, croient « le vivre ensemble » encore possible.

George Saadé, vice-maire de Bethléem

Installé derrière son bureau, au premier étage de la municipalité de Bethléem, sous le portrait de Yasser Arafat (1929-2004), père de la nation palestinienne George Saadé, 48 ans, raconte d’une voix posée et sans pathos l’événement qui a bouleversé sa vie…. Ce 25 mars 2003, il se rend en voiture avec sa femme et ses deux filles au super-marché de la ville. Déclenchée à la fin de l’année 2000, la seconde Intifada (la révolte des Palestiniens) fait rage. Pour la contenir, l’armée israélienne opère des incursions régulières dans les Territoires palestiniens, impose un sévère couvre-feu, érige des barrages. C’est à l’un de ses points de contrôle que le drame se produit. Les soldats juifs confondent la voiture de la famille Saadé avec un véhicule suspect, dans lequel se cachent des activistes islamistes armés. Ils tirent. Christine 12 ans, la plus jeune fille des Saadé est tuée. La famille est marquée à vie. (Lire la suite…)

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Mercredi 18 novembre 2009


Philippe Demenet, notre envoyé spécial, a rencontré Samuel, 18 ans, qui vit dans le nord de l’Ouganda (Afrique), une région où l’Unicef s’efforce de réinsérer des milliers d’enfants soldats qui, comme lui, ont vécu l’horreur. Samuel a confié à notre reporter un dessin qui évoque son quotidien hallucinant. Ecouter le commentaire vidéo de notre chef du service Enquête & Reportage.

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Lundi 16 novembre 2009


Les onzièmes rencontres de vidéo en santé mentale se déroulent à la Cité des science et de l’industrie les 17 et 18 novembre 2009. Seront projetés une quarantaine de films réalisés par des malades dans le cadre d’une démarche thérapeutique, le plus souvent au sein d’un centre de soins de jour, avec le concours d’équipes médico-sociales. 400 personnes sont attendues, originaires de toute la France.

Par Jean-François Fournel/Pèlerin

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Jeudi 29 octobre 2009


Cette semaine, pour la chute du mur de Berlin, Pèlerin (n°6622 du 29/10/09) consacre six pages à ces hommes et ces femmes qui mènent un combat pour faire tomber les murs de peur, d’incompréhensions et de haines entre les communautés.

Des héros, souvent anonymes, que nous voulons ici mettre à l’honneur.

A voir : le film « D’une seule voix » (sortie le 11 novembre),
qui retrace la tournée française d’un orchestre Israélo-Palestinien.

 

 

Xavier RicardINTERVIEW : « Nous soutenons ceux qui maintiennent les brèches ouvertes », dit  Xavier Ricard, directeur des partenariats internationaux au CCFD-Terre solidaire.

 

 

Rencontre entre une Kosovare et un Serbe dans la ville de Nis. © Laurent Hazgui/Fedephoto

Rencontre entre une Kosovare et un Serbe dans la ville de Nis. © Laurent Hazgui/Fedephoto

REPORTAGE PHOTO.  Un diaporama exceptionnel, signé du photographe Laurent Hazgui (Fedephot) d’une rencontre entre des jeunes serbes et du Kosovo, en plein contexte de tensions inter-ethniques.

 

 

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Mercredi 21 octobre 2009


Jean Marcou. © DR

Chercheur à l’Ifea depuis 2006, Jean Marcou connaît particulièrement bien la Turquie, où il a enseigné les sciences politiques et administratives à la fin des années 1980, avant de passer six années à la direction de la Section francophone de la Faculté d’économie et de sciences politiques du Caire, en Egypte.

Il m’a reçu dans son bureau de l’Ifea, donnant sur les jardins du Palais de France. La nuit était tombée sur Istanbul, on entendait l’appel à la prière, lancé depuis une mosquée toute proche. Nous avons discuté à bâton rompu, en buvant un thé.

Par Philippe Royer.

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Dimanche 18 octobre 2009


Luc Balbont (à d.), de retour du Liban, avec Antoine d'Abbundo, chef du service Actu de Pèlerin

Luc Balbont (à d.), de retour du Liban, avec Antoine d'Abbundo, chef du service Actu de Pèlerin, devant les locaux de Bayard.

Un mois  de rencontres, d’interviews, de reportages autour du dialogue islamo-chrétien, dans ce Liban, seul pays arabe du Proche-Orient, où les chrétiens sont encore en nombre suffisant (40% de la population totale selon les estimations,  et sans doute  plus de 50% avec la diaspora) pour pouvoir dialoguer, et où ils exercent encore assez de pouvoir, pour qu’ils ne soient pas réduits, comme dans les pays voisins, à une minorité passive qui subit un diktat.

Un mois à demander obsessionnellement à chaque personne croisée, ce que signifiait pour elle le dialogue avec l’autre, et si ce dernier était possible entre l’Eglise et la Mosquée. Les réponses montrent que si tous mes interlocuteurs plébiscitent le dialogue et militent pour un « vivre ensemble », chacun en a sa définition personnelle.

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Mercredi 14 octobre 2009


Waadah Charara au centre ville de Beyrouth

Waadah Charara au centre ville de Beyrouth

Après toutes ces années de guerre et de conflits, de plus en plus de Libanais expriment depuis 2005 [NDR, le départ des troupes d’occupation syriennes] une volonté de justice universelle, qui transcende le système de clans, en vigueur dans notre vie quotidienne. Cette manière universelle d’envisager la justice est une exception dans cette région d’Orient, où la force prédomine, et où la loi de la tribu et des armes finissent toujours par l’emporter. Une vision qui provient de l’héritage chrétiens du pays »

Ce n’est pas un religieux, un évêque, ou un «chrétien identitaire» (si nombreux au Liban) qui tient ces propos mais un chiite, né dans un village du sud Liban. Waddah Charara a reçu par son grand-père une éducation religieuse.

Il a même failli devenir Imam, m’avait-il expliqué il y a quelques années : « La découverte vers 17 ans de la langue, de la littérature française et des philosophes des lumières l’ont, dit-il, sauvé de la mosquée. »

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