Benoît XVI, un pape en plein dénuement

Mercredi 27 octobre, 12 h : elle l’a dit !

Seule femme au milieu de tant d’hommes, la psychanalyste française Julia Kristeva est la dernière – après les représentants religieux et avant le pape – à prendre la parole dans la basilique Sainte-Marie des Anges au nom des agnostiques et des non croyants.

« L’humanisme est un féminisme… », énonce-t-elle devant l’assemblée. L’objet de son intervention ? Réconcilier les deux humanismes, l’humanisme chrétien et l’humanisme sécularisé qui en est « l’héritier souvent inconscient ».

L'écrivain et psychanalyste Julia Kristeva dans la basilique Ste-Marie des Anges d'Assise. © Alberto Pizzoli/AFP

Après l’écrivain français, c’est enfin au tour du pape de s’exprimer.

Une repentance pour toutes les fois où « dans l’histoire, on a eu recours à la violence au nom de la foi chrétienne ». Et un appel pour l’ensemble des croyants à « purifier leur foi » afin d’offrir au non croyants un témoignage crédible. « C’est pourquoi j’ai invité spécialement les représentants de se groupe à notre rencontre à Assise », explique Benoît XVI.

« A côté des deux réalités de religion et d'antireligion, il existe aussi, dans le monde en expansion de l'agnosticisme, une autre orientation de fond (…) Des personnes n'affirment pas simplement : Il n'existe aucun Dieu. Elles souffrent à cause de son absence et, cherchant ce qui est vrai et bon, elles sont intérieurement en marche vers Lui. Elles sont des pèlerins de la vérité, des pèlerins de la paix ».

12h40 : Benoît XVI… franciscain

C’est l’image à retenir de cette première partie de journée. A la fin de la cérémonie, un Benoît XVI seul, debout, entre le rabbin David Rosen et le patriarche orthodoxe Bartholomée. On est aux antipodes du rite minutieusement réglé des grandes célébrations au Vatican ou lors des voyages pontificaux.

buy cigars online usa

Ici, le pape se présente comme un témoin de la foi parmi les autres. Sans cérémonial, sans ornement liturgique, sans le ban et l’arrière ban des cardinaux, évêques et servants d’autel. Un total – et courageux – dénuement qui n’est pas sans rappeler celui du Poverello d’Assise.

zp8497586rq

27/10/2011

Comments are closed.