JMJ, l'heure du bilan

En quelques lignes, quelques impressions des pèlerins -et de nous – sur ces JMJ…

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« Nous n’avons jamais autant chanté, applaudi, acclamé le Pape. La pluie est venue comme une bénédiction, elle a provoqué un élan de joie ! »

Comme tous les JMJIstes, Jean n’oubliera pas cette veillée de prière avec Benoît XVI dans la nuit du 20 au 21 août, troublée par un orage, que tous ont pris avec le sourire. Mais l’intempérie n’est pas le seul souvenir pour ce Marseillais de 16 ans.

Il reste aussi marqué par le silence total qui a suivi, au moment de l’adoration eucharistique. Une profondeur spirituelle déjà éprouvée par beaucoup lors de la messe d’ouverture, du Chemin de croix, puis le jour suivant à la messe de clôture.

« Votre foi est plus forte que la pluie. Vous l’avez vaincue. Ne l’oubliez pas. » avait lancé le Pape tout sourire aux jeunes, recroquevillés sous leurs ponchos à l’aérodrome de Cuatro Vientos. Pour décrire ces JMJ madrilènes, un adjectif s’impose d’emblée : ferventes.

Comme à chaque édition, les jeunes retiennent aussi l’expérience de l’universalité de l’Eglise, et s’amusent de leurs différences culturelles. « Vous les Français vous êtes ordonnés et calmes, même quand vous chantez. Nous on chante comme des supporters de football. Et malgré tout, à la messe, on se retrouve et se comprend » plaisante Agustina, uneArgentine de 23 ans qui a passé les journées en diocèse avec un groupe de Bretons.

A Madrid, les rencontres sont plus brèves, limitées à des refrains criés d’un quai à l’autre du métro. Certains ont quand même réussi à s’y casser la voix. D’autres à échanger un maximum d’objets.

« Mes souvenirs des JMJ ? Je les porte aux poignets » sourit Alix, 19 ans, étudiante à Paris. Elle montre fièrement une dizaine de bracelets, offerts l’un par un volontaire espagnol, l’autre par des Sud-africains, Malais, Américains, Irlandais… Les JMJ, un événement global, accueilli cette année dans un pays en crise. 5000 personnes ont manifesté à Madrid mercredi 17 août contre le financement indirect des JMJ par leurs impôts.

La chaleur étouffante de la capitale espagnole, enfin, aura marqué les esprits, avec des températures avoisinant les 40°C en plein après-midi. Le P. Stefan, Allemand, sait ce que son groupe gardera des JMJ : « Un bon coup de soleil, et l’image d’une Eglise jeune et dynamique ».

Quant à nous, nous rentrons fatiguées (un peu) mais bluffées (beaucoup) par la foi de ces jeunes, que nous avons eu la chance de rencontrer et côtoyer dans les catéchèses, le festival de la jeunesse, les rues madrilènes surpeuplées et bruyantes, et enfin les carrés de Cuatro Vientos. Karem se souviendra du recueillement pendant le chemin de croix, qui nous a « plongé dans les croix d'aujourd'hui ». Gwénola, au milieu de la foule à plusieurs reprises, a pu partager bien plus que de simples interviews avec des jeunes croyants.

Quant à Benoît XVI, il nous a impressionnées par sa sérénité et son charisme discret pendant l'orage au cours de la veillée. Avec ses cheveux en pétard et son sourire coquin, il avait l'air vraiment heureux d'être là, et jeune lui aussi. Parmi ses paroles aux Français, nous retenons son invitation à rechercher la vérité, « qui n'est pas une idée, mais une personne: le Christ lui-même ».
Et maintenant, nous nous mettons au portuguais, pour les prochaines JMJ à Rio… Rdv dans 2 ans!!

Gwénola de Coutard et Karem Bustica à Madrid

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22/08/2011

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