Nicole-Marie Iresh : " J’aime l’énergie et la beauté des bidonvilles d’Afrique du sud"

adobe photoshop cs6 trial download

Nicole-Marie Iresh, directrice de Township Patterns raconte le parcours très personnel qui l’a menée à fonder cette entreprise sociale. Elle forme des couturières sud-africaines à s’auto-gérer en coopératives. Elle veut s’appuyer sur la Coupe du Monde de Football pour montrer au monde entier des créations très design. Interview.

Sophie Laurant : Comment vous, une Française, vous êtes-vous retrouvée à fonder une organisation non gouvernementale en Afrique du Sud ?
Nicole-Marie Iresh : Je suis tombée amoureuse de ce pays que j’ai découvert en 1987 comme touriste. J’y suis revenue de plus en plus souvent et j’ai commencé à m’investir dans l’humanitaire. J’ai voulu alors écouter les femmes que je rencontrais dans la rue. La première chose qu’elles me demandaient, c’était du travail.

Pour les aider à s’aider elles-mêmes, en 1997, j’ai fondé l’ONG qui soutient leurs coopératives et l’entreprise qui démarche les clients pour elles. Ce que j’aime en Afrique du Sud, c’est que malgré leur pauvreté, les gens ne souffrent jamais de cette misère morale que l’on rencontre souvent en France. Il y a une énergie et une vie incroyable, de la joie et de la beauté au cœur même des bidonvilles !

Vous semblez ne jamais perdre de vue cette dimension de beauté…
-Elle est essentielle. Par exemple, dans les townships, l’intérieur des « shaks », ces cabanes en tôle ondulée qui servent de domicile aux plus pauvres est souvent tapissé de papiers récupérés avec un sens de la couleur fabuleux ! Nous nous en sommes inspirés pour créer des tissus qui serviront de matière première à une septième coopérative. Celle-ci commence à fabriquer des accessoires de mode comme des espadrilles, des coussins…

Nous avons même cousu la robe de Zolani Mahola, d’une star de la musique sud-africaine qui va chanter à la cérémonie d’ouverture, le 11 juin prochain, et à la finale de la Coupe du Monde !

Nous voulons changer la connotation qui s’attache au terme « township » pour en faire une marque de design solidaire mais très chic ! Les Sud-Africains doivent découvrir la beauté des townships. C’est pourquoi nous avons choisi ce nom.

Qu’est ce qui vous pousse ?
- Ma foi orthodoxe me soutient toujours. Quand je me suis lancée, je traversais une phase difficile de ma vie. Bien que j’aie le goût de la décoration, le sens du design, je suis incompétente en couture et je n’ai pas de formation comptable. Mais je suis très croyante. Alors, j’ai tout remis dans les mains de la Vierge Marie. Et je lui ai dit « si cela marche, ce sera grâce à toi ! ».

Depuis… tout s’est enchaîné. J’ai obtenu des débouchés auprès des supermarchés, soutenue par les couturières qui prient pour moi à chacune de mes démarches. Et puis, j’ai rencontré Christophe… devant une icône, dans un monastère, en France ! Il était financier aux Etats-Unis. Il a tout laissé pour prendre en main la gestion économique de Township Patterns… Depuis, nous nous sommes mariés ! Deuxième miracle !

Recueilli par Sophie Laurant

zp8497586rq

28/05/2010

Une Réponse pour “Nicole-Marie Iresh : " J’aime l’énergie et la beauté des bidonvilles d’Afrique du sud"”

  1. Redigé par fabienne pazery:

    C’est formidable de s’investir en afrique!pour la beauté de celles ci!
    j’ai pu moi même rencontrer des femmes africaines venant apprendre en france les concerves de tomates et la sauce tomates pour optimiser leur production de tomates dans leur pays.Elles ont une joie de vivre et une volonté d’apprendre